Vos supports numériques sont-ils accessibles ? Faites votre état des lieux !

Vos supports numériques sont-ils accessibles ?
Faites votre état des lieux !

La loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes a introduit la notion d’accessibilité numérique.

Elle consiste à rendre les contenus et services numériques compréhensibles et utilisables par les personnes en situation de handicap. Cette accessibilité est obligatoire pour les sites publics. Mais compte tenu qu’une personne sur 2 sera un jour concernée par une situation de handicap, qu’elle soit temporaire ou durable, l’accessibilité numérique s’avère être une nécessité.

Où en êtes-vous de l’accessibilité numérique dans votre organisme de formation ou CFA ? Comment faire de l’accessibilité numérique ?

Depuis de nombreuses années déjà, avec l’explosion d’internet et l’apparition de nouveau usages, vous assistez à la digitalisation de vos formations et méthodes d’apprentissage. Il ne s’agit pas seulement de parler de la possibilité de former à distance ; mais aussi d’évoquer tous les nouveaux outils numériques au service d’un meilleur engagement de vos apprenants, comme la vidéo, le webinaire, la classe virtuelle, les ressources en ligne (documents à télécharger ou à consulter) ; les éventuels médias sociaux ou réseaux sociaux internes propres à votre organisme ; un catalogue de formation en ligne, …

Mais vous êtes-vous demandés si vos outils étaient accessibles ? C’est-à-dire compréhensibles et utilisables pour tous vos apprenants y compris ceux en situation de handicap ?

Selon la typologie de handicap, vos outils peuvent présenter des difficultés d’utilisation ou de compréhension (difficultés à utiliser un clavier ou une souris ; à comprendre ou à lire des informations textuelles sur un écran)

Accessibilité numérique : les 7 bonnes pratiques

C’est le moment de faire le point sur votre accessibilité numérique !

1 – Avez-vous intégré des textes alternatifs à vos images ?

Il s’agit de décrire à quoi correspond l’image, pour permettre aux personnes non voyantes ne pas perdre d’informations. Ce sont les fameuses balises ALT qui précisent s’il s’agit d’un logo, une photo, une icône ou un graphique. Un lecteur d’écran couplé d’une synthèse vocale ou une plage braille pourra alors lire et donner cette information. Il est inutile de mettre du texte alternatif à une image qui n’est pas nécessaire à la compréhension de l’information, afin de ne pas noyer les usagers avec des informations non pertinentes.

2 – Avez-vous soigné votre mise en page ?

Il est nécessaire de penser aux couleurs, d’utiliser certaines polices et de leur attribuer la bonne taille, de jouer sur les contrastes pour rendre les textes lisibles. Vous pouvez tester les couleurs et les contrastes en utilisant par exemple, le testeur de contraste de couleurs en ligne Who can use.

3 – Etes-vous vigilants sur l’utilisation des liens hypertextes ?

Ils doivent être explicites et préciser l’action que va faire l’utilisateur. Au lieu de lire « lire l’article », il est préférable d’utiliser la formule « Lire l’article « Comment rendre votre site plus accessible ». Cela est valable pour les onglets des feuilles « Excel » ou le nom des documents en général.

4 – Avez-vous pensé à structurer vos pages ?

Afin de permettre aux usagers de technologies d'assistance de se repérer dans un document, il est important de structurer son document ou sa page internet avec différents repères sémantiques (en-têtes, différents niveaux de titres, sous-titres, ...). Sur les sites internet, il est important de prévoir des liens d'évitement. Ces liens permettent aux personnes d’accéder directement aux sections qui les intéressent. Elles n’ont donc pas besoin de parcourir tous les liens du menu pour accéder au contenu par exemple.

5 – Employez-vous un langage simple et universel ?

Votre contenu doit être compréhensible par tous ; l’idéal est de se rapprocher d’un ton proche de la manière dont vous vous exprimez et de penser aussi à expliquer certaines expressions techniques et acronymes.

6 – Vos formulaires sont-ils faciles à compléter par tous ?

Utilisez des titres clairs pour chaque champ ; ajoutez des informations utiles à côté des champs (comme le format du numéro de téléphone) et signalez les erreurs de manière évidente avec des messages courts, par exemple en indiquant « champ courriel obligatoire ». L’objectif est de simplifier la saisie d’informations.

7 – Vos vidéos proposent-elles des alternatives textuelles ?

En ajoutant des sous-titres et transcriptions visuelles à vos vidéos et supports audio, vous rendez vos contenus accessibles aux personnes sourdes et malentendantes. Il vous est également possible d'ajouter une audiodescription qui décrit tous les éléments visuels importants à la compréhension de la vidéo comme par exemple une incrustation textuelle
dans la vidéo.


Ressources

Pour en savoir plus et faciliter la mise en accessibilité de vos sites et services numériques, la Direction interministérielle du numérique édite le référentiel général d’amélioration de l’accessibilité. Il est divisé en 2 parties : d’un côté les obligations légales ; de l’autre les critères à respecter.

Retrouvez l’intégralité de ces informations dans l’Activ’Box d’octobre consacrée à l’accessibilité numérique, en lien avec la 27ème Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées du 20 au 26 novembre qui a pour thème : la transition numérique : un accélérateur pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

Devenez Activateur de Progrès et recevez tous les 15 du mois l’Activ’Box, un formidable outil de sensibilisation avec des contenus destinés à sensibiliser vos collaborateurs sur les sujets liés au handicap en entreprise.

Découvrez également le support du webinaire organisé par la Ressource Handicap Formation des Hauts-de-France en 2022 sur l’accessibilité numérique : https://padlet.com/RessourceHandicapFormation/ressource-handicap-formation-12dry093mwuf76ls/wish/1948887579